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23 juin à Paris Hommage à ALAN VEGA expos, concerts, films !
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ch2 v74
Iznogoud


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MessagePosté le: 19 Mai 2018 11:11     Sujet du message: 23 juin à Paris Hommage à ALAN VEGA expos, concerts, films ! Répondre en citant


J'ai l'honneur d'être convié à Paris le samedi 23 juin pour rendre hommage à notre héros ALAN VEGA de SUICIDE avec une flopée d'artistes de renom ou plus underground, tout ça dans le cadre d'un événement extraordinaire qui aura lieu à l'Entrepôt (14eme arrondissement)! Deux ans après la mort de cet immense pionnier electro-punk ce sera le premier Tribute 'national' au duo culte new-yorkais avec expositions, films, et bien sur des concerts !

Amis parisiens notez cette date à ne pas rater dans vos agenda!

https://www.facebook.com/events/2069564276702542/

Ordres de passage des concerts:

1) Pedro Peñas Robles (HIV+) "I Remember"
2) Chinese Army - "Be bop kid"
3) Marie Möör & the other colors - "Rain of ruins"
4) Alice Botté - "Frankie teardrop"
5) Marc Hurtado with Vomir - "Rocket USA"
6) My Great blue cadillac - "Wild in blue"
7) Jack Berrocal , David Fenech, Vincent Epplay- "Viet Viet"
8 ) Imed Alibi - "Saturn Drive"
9) Romain Turzi - "Bye bye bayou"
10) Tristesse contemporaine - "Ghost Rider"
11) Pest Modern (Emmanuel Hubaut/Tétines noires) & Joel Hubaut - "Poème sur Alan Vega"
12) Pascal Comelade & Marc Hurtado "Poème de Lorca sur le titre "Harlem"
13) Liz Lamere, Dante et Imed Alibi - "Poems by Alan Vega"
14 ) Liz Lamere avec Dante & Marc Hurtado - "Saturn Drive duplex" & "Cheree"
15) Rachid Taha avec Yann Pechin & Imed Alibi
16 ) Christophe - "Tangerine" & "I surrender"
17 ) Liz Lamere, Dante et Marc Hurtado - "Dream baby dream



Né le 23 juin 1938 à Brooklyn, ALAN VEGA aurait eu 80 ans cette année.
Moitié du mythique groupe proto-punk et électronique Suicide, auteur, compositeur mais aussi artiste plasticien, Alan Vega fut l’une des figures iconiques de la scène punk-rock et artistique internationale des années 70 aux années 2000.

À l’occasion de son anniversaire posthume, Samedi 23 Juin, sur une idée de Liz Lamere (épouse d'Alan Vega) produit par Alain Lahana (production 'Le Rat des Villes') et sous la direction artistique de Marc Hurtado, ce nouveau lieu rend hommage à cette figure mythique de la scène underground à travers une soirée dédiée à son œuvre subversive et à son univers créatif disruptif.

Cette soirée sera à l’image d’Alan Vega et de son héritage artistique.
Au programme : des projections, une exposition, une série de concerts et une signature. Cette soirée coïncidera avec une exposition, « Double Life » à la Galerie Laurent Godin. L’occasion pour tous de redécouvrir cet artiste, la puissance de son œuvre et l’ampleur de son héritage artistique.

CINÉMA : 18H – 20H / Salles 1 & 2
Projections de films, vidéos, courts-métrages et concerts programmées par Marc Hurtado

• "Infinite Dreamers" (2016) de Marc Hurtado (82’)
• "Just a million dreams" (2014) De Marie Losier (16’)
• "Autour de Vega" (1997) D’Hugues Perret (60’)
• "Sombre" de Philippe Grandrieux , 1999, (112’)
• Concert de Suicide filmé à l’Olympia pour les 30 ans de la marque Agnès B.
• Concerts de Suicide filmés par Ric Ocasek
• "Untitled" : films courts d’Alan Vega, 1972 (14’)
• "Cinenema warp" de Cool P et Paul Liebegott, 1972 (10’)
• "Casino" de Cool P et Paul Liebegott, 1977(30’)
• "Saturn Drive" de Marc Hurtado, 2016 (6’)
• "Saturn Drive duplex" de Marc Hurtado, 2011 (5’)
• "Saturn drive duplex redux" de Marc Hurtado, 2014 (4’) -
• "The infinite mercy film" de Marc Hurtado, 2009 (16’)

CONCERTS : À partir de 21h

• Elizabeth Lamere
• Dante Vega Lamere
• Christophe
• Pascal Comelade
• Chinese Army
• Marie Möör & The Other Colors
• Tristesse Contemporaine
• Alice Botté
• Marc Hurtado
• Vomir
• PEST MODERN (Joël Hubaut & Emmanuel Hubaut (Les Tétines Noires) )
• Pedro Peñas Robles (aka HIV+)
• Jac Berrocal
• David Fenech
• Vincent Epplay
• Christophe Van Huffel
• TURZI featuring Dee Gage (kill for TOTAL PEACE)
• Rachid Taha officiel
• Yan Pechin
• Imed Alibi
• My Great Blue Cadillac

TABLE-RONDE : Menée par Alexandre Breton, Journaliste et auteur de
"Alan Vega, Conversation avec un Indien". Conversation libre autour de l'œuvre musicale et plastique de Alan Vega avec : Mathieu Copeland, Liz Lamere, Dante Vega, , Marc Hurtado, Hugues Perret, Pierre René Worms.
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Dernière édition par ch2 v74 le 15 Juin 2018 19:27 ; édité 6 fois
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ch2 v74
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MessagePosté le: 22 Mai 2018 21:16     Sujet du message: Répondre en citant
ça y est c'est officiel !!!
https://www.facebook.com/events/2069564276702542/

Pour ceux et celles qui comptent y aller prenez vite vos places car c'est surement la 1ere et dernière fois que vous aurez l'occasion de me voir sur la même affiche que des monstres comme Christophe (celui des "mots bleus" oui!) ou Alice Botté (guitariste de Bashung, Jacno, Daniel Darc, Jad Wio ..) mais aussi Pascal Comelade, Rachid Taha, Emmanuel de LTNO avec son papa l'artiste Joel Hubaut, Turzi, Kill For Total Peace, Marie Möor, Tristesse Contemporaine, ... tous unis pour rendre un hommage sonique à l'immense Alan Vega!


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MessagePosté le: 24 Mai 2018 13:43     Sujet du message: Répondre en citant
billets

https://www.digitick.com/hommage-a-alan-vega-concert-lieu-secret-paris-14eme-23-juin-2018-css4-digitick-pg101-ri5474061.html

https://www.infoconcert.com/ticket/concert-rachid-taha-pascal-comelade-tristesse-contemporaine-alice-botte-turzi-my-great-blue-cadillac-jac-berrocal-david-fenech-vincent-epplay-imed-alibi-safar-chinese-army-marie-moor-moor-vomir-pedro-penas-robles-aka-hiv-paris/1100092.html
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ch2 v74
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MessagePosté le: 26 Mai 2018 9:59     Sujet du message: Répondre en citant
En juillet ça fera deux ans qu'Alan Vega a changé de planète!
Quand Bayon de Libé raconte Vega tu as envie de lire ça dans un livre entier, il aurait donc influencé Kraftwerk en 1971 !?!

https://www.grazia.fr/culture/cinema/vega-l-ame-un-hommage-a-alan-vega-par-bayon-826020


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FRONT 242 PARIS
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MessagePosté le: 27 Mai 2018 10:25     Sujet du message: Répondre en citant
Quel insupportable article...

Grazia c'est quoi ce truc ?
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ch2 v74
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MessagePosté le: 27 Mai 2018 10:31     Sujet du message: Répondre en citant
FRONT 242 PARIS a écrit:
Quel insupportable article...

Grazia c'est quoi ce truc ?


aucune idée, je crois que c'est un magazine féminin qui promeut les cosmétiques, crèmes et strings sans ficelle, cela dit j'aime bien les anecdotes que raconte Bayon, écrivain et ancien critique rock du quotidien Libération, sur Alan Vega!

"L'un de ses hymnes les plus vibrants, Wipeout Beat, clamait par la bouche d'un vétéran du Vietnam aux yeux évidés dans le métro new-yorkais ce cantique clochard : "J'entends les anges du paradis chanter leurs Alleluias pour vous." Sous solarisation cheap du rockeur en sosie de Kadhafi chez Madame Arthur, un autre appel psalmodiait quelque chose s'entendant "Allah, Allah, Allah (en fait "Outlaw")/Ave Marie, Ave Marie...".

Ledit Alan Vega (Boruch Alan Bermowitz) a rejoint son paradis agité via "son lit" de repos où il s'est éteint, comme on dit, à 78 ans ce 16 juillet, des suites d'un AVC 2012 (Alan Vega Cérébral ?), au terme d'une vie riche en excès zonards, arty, drogués, dandy si l'on veut, rock, de façon assez privilégiée. Dont on ne pleurera donc pas la fin.
On ne peut pas être triste de tout

On ne peut être triste de tout, de Nice 2016, de la tuerie Dropped argentine 2015 et du simple passage de la comète Vega. La longue extinction d'Alan Vega, telle celle du grillé neuronal Vince Taylor rédimé sur sa fin par une vestale suisse, aura été maternée par la bien nommée Liz Lamere, compagne mécène bienvenue.

Au surplus, un enregistrement au sommet in extremis avec saint Christophe, patron des chauffards, lui aura offert un finale en triomphe sur l'air cabalistique de la Tangerine : "Tout au creux de ta main, il fait soleil/Si tu la lances dans le ciel, tu sais que tu la suivras." Chiche ? Sans larmes de crocodile rock, sans bio nécro officielle disponible dans toutes les bonnes publications, sans oraison, l'occasion d'un retour de bivouac sur quelques impressions perdues du vieux Gavroche saturnien. Cinq entrées de sortie, disons.
Junkie un jour...

Jusqu'au bout, Alan Vega nous aura tenus pour "le plus grand dealeur de Paris" - ainsi que nous le rapportait de première main l'ami Jiri Smetana, animateur princier tchèque du Gibus, boîte rock de la République des années 80-90, et à ce titre emblématique programmateur récurrent de Vega. Vega, formel devant la stupeur et les dénégations de Jiri, d'évoquer la livraison express cool as ice par nous en personne, de la main à la main, d'un paquet de poudre miracle un jour de singe...

Le vaudeville défoncé peut se recomposer ainsi : pour les besoins d'un énième reportage Rock & Folk et Libération (Métal hurlant, Pariscope, Playboy, Nitro...) sur Vega, attendu sur scène dans quelque province reculée (Vitrolles ? Aix ? Plomeur ?), nous voilà cordialement "chargé" par son petit label français, ça tombe bien, d'apporter au challenger de Jukebox Babe/Collision Drive des affaires de rechange et un médicament qu'il attend urgemment. Nous convoyons et livrons cela sans le moindre souci ni soupçon, avec le sourire, à qui de droit. Alléluia, sauvé. Show en torpille remonté à bloc afférent, et vingt-cinquième chronique sur l'impayable Vega. Au passage, on l'aura compris, c'est de ce convoyage massif de chnouffe malgré nous, mule du pop et dindon de la farce bien farci, que data le respect de Vega pour notre double éminence de parrain de la dope titi sous couvert de rock critic - dont rien ne l'aura jamais fait démordre.
Le king

Comme tous les gens de goût, Alan Vega aimait Elvis. Qu'il célébrait dans son fanzine arty obsédé de vitesse, de course de chevaux et de rock, en icône scénique aux socquettes léchées par de jeunes hystériques redneck idolâtres. L'un dans l'autre, Elvis et Vega restent indissociablement liés aux deux fautes professionnelles déclarées les plus heureuses de notre petite carrière au quotidien Libération. Une "oreille" de une à notre idée représentait un jour l'animal fétiche Vega dans ses oeuvres en train de tirer la langue. Cette grosse langue grasse de sale gosse au lecteur, très symbolique, contraria vivement notre directeur Serge July ; d'où recadrage.

Seconde cause parente de réprimande directoriale aggravée : j'imaginai un jour de mi-août 1987 particulièrement creux certaine couv manchettée "Un week-end à mourir" figurant sa majesté Elvis 1er en train de lire le Libération d'ennui mortel qui le figurait, etc. - le célèbre logo rouge en losange du quotidien se retrouvant porté sur ce seul journal en abyme un peu froissé, réduit et très décadré, entre les mains du King, au milieu de cette une vide d'actualité. Cette fantaisie d'édition mit hors de lui notre patron réaliste, alors en vacances, qui en passa un savon en direct à descente d'avion, le jour de parution, à la directrice artistique du journal dévoyée par moi. Honte sur nous... Jusqu'à ce qu'un prix de la meilleure une de l'année couronne notre oeuvre de trash art à la Vega, qui dès lors ornerait en trophée déployé sous verre le bureau directorial - la une à la langue warholienne de Vega tirée et encadrée non loin, juste en sortant, sur les baies vitrées de l'aquarium voisin attenant à l'ascenseur. Viva Vega.
Kraftwerk

Alan Vega nous contait un jour à Pigalle, entre -une ode à Jean-Claude Pascal et un éloge du beat de Beethoven digne de Selby en mauvais goût amerloque, sa rencontre préhistorique avec deux drôles d'esthètes allemands macabres à New York en 1971, autour de son Project of Living Artists : Ralf et Florian quelque chose. Alan fait découvrir aux étranges émissaires mélomanes leurs recherches synthétiques proto cold wave avancées avec Martin Rev son "Man Machine".

Il confie dans la foulée les matrices de ces enregistrements électroniques radicaux, labellisés Suicide, alors trio, aux jeunes Germains modernes, qui les remportent à Munich pour s'en occuper... Suit la sortie d'Autobahn, sans signe de reconnaissance des fameux Kraftwerk en retour vers Vega... Plissement spatio-temporel et de contrariété. Tectonique de noeuds de voix ferrées névrotiques et machinations.
Live

Le sacre du King Dagobert se tint dans la friche culturelle des décombres d'Austerlitz et au Palace, un soir de 1980 par là. Grand branle-bas rue du Faubourg-Montmartre autour du débarquement en tornade du groupe rockabilly vedette à l'affiche : The Stray Cats. A grands coups de Runaway Boys tubesque slappé, de bananes rétro flashy et de Storm The Embassy aux lignes de basse sans âge ni faute, l'emballante formation huppée fit son effet. Quand bien même l'événement branché, plastique, durable et profond, pour certains, cette nuit-là se passait ailleurs, avant, à côté. Du bas-côté de la scène, avec l'anti-avènement du Kung Fu Cowboy... Soit le porte-voix du duo exterminateur électronique Suicide relancé en solo rockab disjoncté, via le manifeste loubard janséniste Alan Vega. Sans groupe, en formation squelettique réduite à sa plus simple expression, à cor et à cri sous projo blanc à cru, apparié d'un ordi boîte à rythmes et basta, le nouveau héros zéro claqueur de boucles à écho maniérées, jappant, râlant, talonnant, jaculant.

Drôle de corps, mélange déclamatoire de Ritchie Valens et Esquerita raté, Elvis de poubelles karatéka rectifiant l'infirme Gene Vincent, zombie maya couleur aubergine hors d'âge convoquant le ridicule à outrance, de morceaux en morceaux effrités, bombant le torse et rentrant le ventre, seul au monde en Dernière Bande d'un "théâtre de la cruauté" étriqué à Perfecto Macadam Cowboy mauve. Le messie du néant avancé affrontait un public étique ouvertement hostile, avec un cran de fou, boogie à la gestuelle maniaque hargneuse, à base de ligatures junkie du câble de micro à son coude de cuir levé, de spasmes torsadés et de poings brandis à la gueule des spectateurs les plus proches de la rampe, affrontés (au sens propre) à plaisir.
Foutu d'avance

Les spectateurs en question, venus à la curée, avaient d'entrée ouvert le feu, en ballet de mollards, criblant le visiteur halluciné à la drôle de coiffure andine de crachats comme d'insultes vomies en continu. Lesquels jets de salive dégoulinaient de plus en plus, en bave lustrale de passion rock dégénérée, sur le visage pathétique du célébrant à la peau d'escargot, son corps souffrant de James Brown boxeur d'ombres, poussant coûte que coûte son set sacré absurde sous le ciel vide, ponctué de bruitages chuintants en réponse aux flotch écrasés des crachats, d'enchaînements déboîtés, d'agenouillements de superstar affreusement déplacés, de grognements couinants, de glapissements, de menaces.

Rien ne faisait reculer ni cesser ce Don Quichotte grotesque et beau, foutu d'avance - littéralement "suicidé". Vega, illuminé de fureur, se voyait finalement reluire, douché de mucus de la tête aux pieds, ruisseler de plus de "trois litres" de bave parisienne abjecte, selon la production, à la mesure du mépris du comité d'accueil, au terme de sa prise de contact live avec le pays du Rien de rien de Piaf, l'Elvis française. Alan Vega aurait d'ailleurs esquivé d'un rien ce soir-là, en prime, un marteau au vol de la tête - en clou du sacrifice raté sublime. La plage asphaltée au goudron vocal lavique Vega majeur sur Les Vestiges du chaos du crooner Christophe, Tangerine, retour en flamme 2016 de l'oeuvre au noir machinique 80's Wipeout Beat, est l'accomplissement in extremis d'un long go-between impossible...
Volte/face, Christophe/Vega

Au tournant des années disco-punk, proche d'Alan Vega comme du chanteur rock Christophe, que tout le monde méprise alors tel un Hervé Vilard bis mais que nous connaissons et cultivons depuis 1967 (au temps des Lamborghini et Aston du Stand-14 de Beltoise et Landereau à Montlhéry), nous nous hasardons, sur requête pressante du chanteur expérimental de Rock Monsieur et Coeur défiguré, à le mettre en contact avec Vega. Grave erreur, chacun à sa place... Dûment chapitré, galvanisé par nous, Alan Vega (qui se raidissait d'abord en s'entendant dire : "Christophe pourrait être pour toi un Ric Ocasek français. - Un 2e Ocasek ! Autant me tirer une balle..."), Vega commence par planter le rendez-vous au sommet chez Christophe, boulevard Flandrin, où l'on doit le conduire sous escorte. "I don't go", tranche Vega, tout à trac. Rupture diplomatique, rappel des ambassadeurs.

Un album plus tard, passé force salamalecs et rafistolages de chancelleries, une nuit de show apocalyptique crapoteux à souhait au petit Rex, où l'on a fait la garde d'honneur en bande quai Voltaire pour Christophe juché sur une banquette comme un tanagra parmi les pogoteurs pourris, situation inversée : attendu en grande pompe dans les loges du sous-sol, le petit marquis de Succès fou se fait désirer. C'est un rêve de mythologie miteuse : Alan fardé comme une Cadillac volée a revêtu ses plus beaux atours (une sorte de combinaison Las Vegas en plastoc bleuâtre moulant son corps de Cage aux folles de basement) et mis les petits plats dans les grands pour l'occasion (chips, picorettes, olives, bières...). Or Christophe, homme de vapeurs, ne vient pas, ne condescend pas. On a beau se démener, le raffiné populaire ne sent plus le coup ce soir-là, préfère remettre... Une leçon pour nous ; ne jamais s'entremettre... Nous voilà bien, en plein incident d'ego, au contact, à essuyer la décharge, glaciale. "Je ne suis pas assez bien, on dirait, pour ton Ric Ocasek français...", fulmine en substance Vega planté là, légitimement mortifié. Coup pourri, coup pour rien, coups à prendre.
La connexion s'opère

Il faudra des mois, tant d'années, pour que finalement la connexion s'opère, sans nous à force, suivant son cours hasardeux nécessaire. Un tiers de siècle pour que notre bouture contrariée de 1981 porte coûte que coûte ses fruits, en Tangerine, fleuron bifide du manifeste philosophal christophien 2016, magnificat electro-pop éclaboussé d'insolation bolide : Ghost Rider contre Agitation, au coeur de Tanger, fief beat generation. En fait, le morceau était en boîte depuis "quatre ans", nous révèle Christophe le lévitant, encore sous le choc du Darkness d'outre-tombe de Bowie suicidé.

La voix de Vega, incantatoire comme aux plus beaux jours, prise "deux ans avant" (la rupture d'anévrisme), remonte à 2010. Accident magique que cette sortie différée en avance de sortie. L'exergue en envoi, s'il en faut. C'est en France, cimetière des éléphants binaires et des perdants magnifiques, où Willy DeVille, par exemple, a coulé ses derniers jours montmartrois indiens entre Terrass'' Hôtel et Relais Gascon, c'est en France qu'Alan Vega aura percé, brillé, et qu'il se voit pour finir honoré à la vie à la mort comme un des plus beaux "vestiges du chaos", qu'il fut au fond. Contemporain de Cochran sauté en hobo du Mystery Train dans le convoi new wave, fantôme de pionniers ou pionnier fantôme. Vive la France. Suivant.


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MessagePosté le: 27 Mai 2018 11:32     Sujet du message: Répondre en citant
Je parlais du style pompier du vocabulaire et des tournures de phrases employées.

Sabayon c'est le nom d'un gâteau non ?

Fleuron bifide du manifeste

Magnificat d'électro-pop éclaboussé d'insolation bolide Cut
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Phllox
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 0:34     Sujet du message: Répondre en citant
Regrettable que Norma Loy ne soit pas de la partie ...
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 14:29     Sujet du message: Répondre en citant
Phllox a écrit:
Regrettable que Norma Loy ne soit pas de la partie ...


tu vas venir?
au fait tu es allé voir Norma Loy au Supersonic le mois dernier ?

bon puisque tu es le deuxième à me faire la remarque (j'en parlais justement avec Reed013 il y a 3 jours), quelques précisions s'imposent pour éviter les ragots habituels :

La liste est longue des groupes français et musiciens divers qui auraient pu participer à cet événement en mémoire d’Alan Vega, mais il est fort probable que l’intention des organisateurs a été de ne pas faire s'étaler le festival sur 2 jours.

J’ai été contacté par Marc Hurtado d’Etant Donnés il y a un mois et il m’a demandé si j’étais partant pour venir chanter une reprise car il sait ma passion pour SUICIDE (concrétisée en 2011 avec la reprise d’I Remember qu’Usher et moi avions enregistré pour le EP vinyle « Black Monolith » paru chez OPN records, puis en 2015 avec le Suicide Tribute To Iconic New York Legends que j’ai monté et publié sur UPR.)

Tout ce que je sais c’est que ce festival est à l’initiative de la femme d’Alan Vega et son fils (Liz Lamere et Dante) et qu’il a été organisé par un certain Alain Lahana avec la présence de la styliste Agnès B. Pour info le monsieur en question est un grand producteur de concerts depuis le « festival punk » de Mont-de-Marsan de 1976 où il fit venir les Clash, Damned ou Police. C’est grâce à lui que se sont faites dans l'hexagone les carrières d’Iggy Pop, Bowie et Patti Smith et il a fait jouer pour la 1ere fois en France des gens comme Tears for Fears ou Depeche Mode.

Comme j’en ai parlé il y a 4 jours à Chelsea/Reed013 qui ne comprenais pas non plus pourquoi Norma Loy n'était pas convié, je précise que je ne suis ni organisateur ni maître d’œuvre de ce festival et de son line up!!

Ils ont fait appel à moi et j’ai accepté. Point à la ligne ! Comme c’est le cas de tous les artistes qui ont été conviés, le reste ne me concerne pas.

Avant de passer à autre chose, en sabordant mon propre groupe Adan & Ilse en 2016, tu sais très bien que j’ai travaillé 5 ans intensivement en duo avec Usher et ça s'est concrétisé par 5 albums (dont 4 CD produits par Peter) et une quinzaine de maxis.

Puisque tu travailles aujourd’hui pour Usher tu n’es pas sans savoir aussi que j'ai soutenu et promotionné Black Egg partout bien avant sa signature sur Aufnahme +W, puis j’ai sorti il y a deux ans selon moi son meilleur album de Black Egg « song of death & déception » en le poussant à enregistrer ses compos en acoustique (dans l’esprit des testaments de Johnny Cash époque "American Recordings").

Ensuite j'ai sélectionné et fait remasteriser à mes frais (par l’ingé du son d’Haus Arafna) ses vieilles cassettes démos d’Anton Shield pour un CD retrospective de ces premières démos 80 d'avant Norma Loy.

J'ai fait participer Usher à un livre publié cette année chez Camion Blanc et contribué fortement à ce qu'il intervienne dans un autre gros livre paru l'année dernière. J’ai fait participer Usher à toutes les compilations que nous avons sorti depuis 2013 !

Et pour finir j'ai humblement contribué au retour de Norma Loy avec la publication du fameux « Baphomet » il y a deux ans !! C’est d’ailleurs l’album le plus cher que j’ai pu produire sur UPR (publicités dans les magazines, frais de mixage, mastering, et déplacements des artistes payés par mes soins pour les besoin du tournage de leurs clips), et dont il nous en reste encore une cinquantaine d’exemplaires, car c’est surtout à l’étranger que ça s'est vendu ! De plus j’ai organisé en décembre 2016 le seul concert de Norma Loy en France au Sonic de Lyon pour fêter la sortie de « Baphomet » en prenant à notre charge toute la déco du concert fabriquée main par Monsieur G.

Comme d’habitude avec le public français qui passe son temps à se plaindre de ceci ou de cela mais qui dans les faits n’a pas fait grand chose au moment opportun pour aider et soutenir un groupe comme Norma Loy dont je suis fan depuis 1985.

Je pense avoir fait plus que ma part du travail en ce qui me concerne. C'est pas le cas de beaucoup de nouveaux fans auto-proclamés depuis quelques mois. Mais le français aime bien regarder la paille dans l’œil des autres plutôt que la poutre dans le sien.

car oui effectivement je n'ai pas vu beaucoup de coups de main pour la promo ou le partage de l'album de NL quand il est sorti, ni d’engouement particulier ou proposition de mécénat, pour aider ce combo culte, de la part de ceux ou celles qui pourtant se revendiquent fans de Norma Loy aujourd’hui.

Pour le reste si toi, ou d’autres personnes concernées, vous avez des réclamations à faire adressez vous à qui de droit, sachant que c'est un peu tard pour soutenir la présence d'un groupe dont, à part Monsieur G et moi via notre label, pas grand monde ne s’est préoccupé entre 2010 et aujourd'hui
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FRONT 242 PARIS
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 15:11     Sujet du message: Répondre en citant
C'est toujours la même merde de conflit d'intérêts dans ce beau pays qu'est la France... d' acteurs concernés ça me déçoit beaucoup.
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 15:17     Sujet du message: Répondre en citant
FRONT 242 PARIS a écrit:
C'est toujours la même merde de conflit d'intérêts dans ce beau pays qu'est la France... d' acteurs concernés ça me déçoit beaucoup.


non il ne s'agit pas de ça, c'est juste que les orgas ne pouvaient vraisemblablement pas faire jouer et financer plus de 30 artistes, il y a plein d'autres groupes qui auraient pu participer à un tribute to alan vega, plein !
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 15:21     Sujet du message: Répondre en citant
Bon j'ose te croire mais je trouve les échanges ci-dessus assez merdeux c'est Alan tout de même...
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Phllox
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 15:52     Sujet du message: Répondre en citant
Nul besoin de justifier quoi que ce soit, je trouve juste cette absence regrettable (je serais bien passé leur claquer la bise) et ma remarque n'appelait pas de réponse en particulier.
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Dernière édition par Phllox le 28 Mai 2018 16:09 ; édité 1 fois
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 15:58     Sujet du message: Répondre en citant
Je trouve encore une fois regrettable que Pedro doive se justifier et pour tout dire ça commence sérieusement à me les briser.

Pedro n' est pas Dieu ( M. Green ) mais il fait un travail honnête merde !
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Phllox
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MessagePosté le: 28 Mai 2018 16:11     Sujet du message: Répondre en citant
Mais personne ne lui demande quoi que ce soit. Je profitais juste du topic.
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