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2006 Punish Yourself : Gore baby gore - [par Kether]

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Trop la classe ! J'ai enfin réussi à boucler une chronique juste après la sortie officielle d'un disque, en l'occurrence le 4ème opus des Punish Yourself, soit le 24 avril de l'an 2006. Dépeçons donc la bête. Un beau morceau d'ailleurs, composé d'un Cd et d'un DVD live, le tout emballé dans un joli digipack. Un album saignant et surprenant de bout en bout, soit 13 titres d'un rock vivace et mutant. On commence par une intro assez planante et ambiente, qui nous montre que le side project Cheerleader 69 a su se forer une place dans les compos du groupe. « Gore baby gore » c'est un mélange risqué et détonnant, puisqu'on peut passer d'une intro très « Lenny Kravitz » à des compressions noïses pour tomber sur une basse funky sur « Mothra Lady », se manger quelques envolées Mansionnènes, se cramer dans des solos incendiaires, succomber à des compos new wave « Worms » ou se délecter d'un tabassage crossover « Dead white skin » avec en guest Candide de Eths, pour glisser vers le jazz… On découvre même du Saxo sur « Sister Apocalypse » ou le fabuleux « Las Vegas 2060 ». Ce saxo évolue dans les eaux de The Grief, Morphine, Painkiller et même Zorn pour la dinguerie épileptique, c'est dire si cet album tape haut et fort ! La voix de crooner corrodé de VX répond parfaitement à celle, aigue et hargneuse de miss Z en particulier sur « Sister Apocalypse ». On retrouve de rares titres plus classiques, sur base Cubanatienne, dont « Gun » avec ses basses qui pilonnent bien ! Compos moins saturées et moins speed, gonflées parfois mais toujours d'une efficacité au rasoir ! Délaissant un tantinet les oripeaux cyberpunks et la série Z, Punish Yourself réussit le tour de force de réinjecter au rock un sang électrique et tout neuf tout en navigant sur des influences assumées et digérées. En somme, un vrai vortex musical qui emporte tout sur son passage ! A noter que le titre «Las Vegas » est à mon sens la plus belle réussite de cet album puisqu'il parvient à relier le garage psychobilly façon « Washington Dead Cats » au rock tordu de « Fœtus » ou à son projet ethno/jazzy « Steroïd Maximus ». On termine par l'excellent « Vodoo virus » un vrai morceau d'EBM zombie (un titre qui pourrait faire s'accoupler le goth éthéré et le bodyboyz en sueur), avec en bonus l'icône Jean-Luc de Meyer qui pour l'occasion retrouve une voix bien caverneuse, parfait contrepoint avec les chœurs qui louchent plus du côté des Gremlins que des choristes. Juste une petite réserve concernant les blocs de guitares qu'on aurait rêvé un peu plus puissants (pour ne pas dire Oomphiens). Mais j'ai trouvé la parade, je mets les boutons dans le rouge ! Meet you in Toulousovsky, baby !