NEGAPADRES 3.3 ne sont pas des nouveaux venus dans le monde de l’ambiant indus, ni d’ailleurs dans celui de l’electro puisqu’il s’agit de J3 sEUQCAJ et S3 eVETS, deux des trois membres d’à,GRUMH … : excellent groupe electro qui a démarré à la même époque que Front 242 et qui a pondu quelques classiques electro ebm disponibles sur de nombreux albums et maxis. Front 242 avec l’humour en plus, voilà comment pourrait définir très rapidement à,GRUMH… .NEGAPADRES 33 en est la face cachée, plus industrielle expérimentale et souvent improvisée. Cet opus est le troisième sous ce nom. 9 pistes au cours desquelles divers instruments tels que des violoncelles , flûtes, générateurs de bruits en tous genres s’entrelacent avec les mahines pour créer des textures sonores, des ambiances douces et mystérieuses à l’image de l’ artwork magnifique qui accompagne l’objet. On se retrouve dans les grottes sonorisées du Daedalus de The Grief dès le premier titre, sas obligatoire avant l’exploration d’autres paysages torturés peuplés de voix lointaines dadaïstes inversées, fantomatiques comme sur ‘Obstinacle’. Certains passages évoquent un laboratoire de magie remplis d’éprouvettes fumantes, des sons liquides, bouillonnants, des imprécations lointaines (‘seegooyull’). On croirait entendre la voix glaciale d’Antonin Artaud par moment venant jeter quelque sort sur l’auditeur, l’ambiance de l’album ‘Au Delà’ de The Grief n’est pas bien loin sur ‘Absinthe à la guinguette de l'Espadon’. Entre passages claustrophobiques et envolées tribales (‘qontain air nr2’), la secte NEGAPADRES 3.3 n’a pas fini de se faire des adeptes tant sa production sonore est originale et même drôle quand on connaît un peu les productions passées de ces hurluberlus. En tous cas le contenu de cet album est surprenant et tout sauf ennuyeux, entre l’hystérie de ‘Transe Ov exstrophy’ et la richesse des trouvailles sonores de ‘Litz Day Kursk’ il y en a pour toutes les oreilles une bonne occasion de se mettre à l’ambiant indus.Je le répète un album magnifique !