Dans la famille Audiotrauma, soit le « nouvel Eldorado des musiques sombres et électroniques », je demande le fils, en la personne de Mind Necrosis Factor. Le nom évoque de suite quelque groupe de cyber Dark Electro mais est extrêmement trompeur. En effet, Mind Necrosis Factor n’est ni un clone Electro Dark ni un groupe de hurleurs fous -furieux dans leurs têtes. A l’instar de Lewsor, Wäks, TEPR, Surkin and co, MNF combine sans complexe des éléments étonnants, et tenter d’inventer une nouvelle hybridation électronique. MNF ose nous asséner une musique dark indus en piochant dans une bibliothèque de sons extrêmement clairs et épurés. Les sonorités peuvent évoquer les premiers Jean Michel Jarre, Tangerine Dream ou, plus proche de nous Oil 10, sans les mélodies pop/catchy ou le dernier Flint Glass. MNF ose également les nappes cristallines et les claviers lumineux, Alan Parsons Project ou d’autres entreprises babos des années 70 et 80. Le tout est associé à des chants religieux qui vibrent de la même clarté. Certaines voix (no home) s’approchent même des sonorités 80 genre Art of Noïse. Pas franchement ambient mais plutôt « planant » MNFE se réapproprie des décennies de musiques sombres et electro avec une énervante facilité. Montées retenues et tenues jusqu’à la limite, jamais faciles. Samples de SF, Carpenter. Entre l’indus martial et la bande originale d’un film d’horreur (le genre avec des collégiennes sous la douche qui se font subitement scalper à la machette), MNF construit un univers perso que l’auditeur n’a plus envie de quitter. En résumé, je place cet album à côté de celui des HINT (100% white puzzle) qui en son temps avait su renouveler un genre